Aucune réglementation acoustique ne s'applique à l’existant. En rénovation intérieure, il est conseillé de s’approcher des exigences requises dans le neuf. Voici ce qu’il faut savoir pour améliorer l’isolation acoustique de votre habitat.
La rénovation intérieure du foyer est une bonne occasion de repenser l’isolation acoustique des pièces, afin de gagner en confort acoustique. Avant de débuter les travaux, on procèdera à un diagnostic préliminaire, essentiel pour identifier les sources et les types de bruits. Selon qu’ils s’agissent de bruits aériens (conversations, téléviseur…), bruits d’impact (talon, chute d’objet...) ou encore bruits d’équipement (ascenseur, robinetterie, ventilation mécanique…), on définira les parois à traiter et les niveaux d’isolation à atteindre.
Le diagnostic devra également tenir compte de la configuration du foyer et de son environnement. En effet, la nature et la vétusté des matériaux de construction ont une grande influence sur le confort acoustique d’un logement, qui dépend de nombreux facteurs :
Selon les besoins d’isolation du foyer préalablement étudiés, on disposera alors de solutions adaptées à la nature des bruits. Les isolants acoustiques pourront alors être choisis selon leur indice de performance exprimée en dB :
En fonction du niveau d’isolation à atteindre, on pourra opter pour une simple correction acoustique ou pour la rénovation totale des systèmes d’isolation, notamment dans le cas d’une maison ancienne :
Une fois la paroi à isoler identifiée (plafond, cloison ou mur mitoyen), il est parfois suffisant d’améliorer le niveau d’isolation de cette paroi seule. Dans ce cas, il est recommandé de choisir une solution acoustique type plafond, cloison ou encore doublage à double parement, afin de maximiser la correction acoustique.
Fortement recommandée pour garantir un résultat optimum, cette solution consiste à renforcer l’insonorisation de toutes les parois pour minimiser les transmissions des bruits aériens et solidiens. Solution phonique complète, la « boîte dans la boîte » combine isolation des cloisons, des plafonds et doublages, traitant l’ensemble des parois en même temps : "améliorer l’isolation phonique entre deux pièces mitoyennes consiste à maîtriser et réduire toutes les propagations supportées par les différentes parois : le plancher bas, le plancher haut, les parois latérales et la cloison séparative, en commençant par les parois les plus touchées. Il est indispensable de maîtriser tous les supports de transmission pour optimiser efficacement l'isolation acoustique du logement. En d’autres termes, la meilleure isolation sera obtenue en réalisant, ce que nous appelons dans notre jargon professionnel, “une boîte dans la boîte”, soit l’isolation des murs, l'isolation du sol et l'isolation du plafond !", confirme Maurice Auffret, ingénieur acousticien.
Lors des travaux d’isolation acoustique, il est essentiel de veiller à soigner la mise en œuvre des solutions afin d’éviter et de remédier aux éventuels « ponts acoustiques » : ces points de faiblesse peuvent notamment provenir de failles d’étanchéité à l’air, généralement dues à une mauvaise étanchéité des fenêtres ou bas de porte qui laissent passer l’air et donc, le bruit.